Claudio Valente – contralto / Matteo Merli – tenore
Pepi Zacchetti – baritono
Stefano Valla – voce chitarra
Angelo Asborno – basso
Ivo Domenichella – basso
Franco Sacchi - basso
Fabio Santamaria - basso
L’art du « trallallero » (terminologie dérivée par l’onomatopée tra-la-la) épouse l’histoire de Gênes, « La Superba », dont les racines qui remontent au XIe s. se répandent jusqu’au XVe s. grâce au commerce avec les pays de l’Est et au contrôle exercé sur la Ligurie et la Corse. Ce chant de divertissement, d’origine rurale, deviendra le chant des travailleurs du port et de l’industrie métallurgique qui fourniront un riche groupe de barytons et de basses. C’est dans les tavernes, après le travail que l’art du Trallalero fleurit et, au long des générations, se codifie en style vocal organisé autour de la teneur «u primmu» dans le dialecte génois, du fausset «usegundu» ou «cuntretu», à la guitare, imitation de l’instrument avec une voix emessatenendo nasal le dos de la main contre les lèvres, du baryton «u cuntrubassu», et des basses. Huit « canterini» représentent le nombre d’or pour un ensemble dans lequel chacun s’exprime à l’intérieur d’un « noeud » vocal.
Les ensembles chantent recueillis, immergés dans un chant riche de mélismes aux influences orientales, fondus dans l’intonation, la synchronie, l’authenticité. Tout ceci est unique dans le chant polyphonique Italien. Une véritable alchimie de voix entrelacées.