Festival aux accents occitans en Languedoc-Roussillon

 

 

 

Capestang

Médiéval

Dimanche 19 septembre - Mora Vocis
Concert à 18 h

Entrée libre

Capestang

Renseignements
Communauté de Communes Canal - Lirou
Tel : 04 67 37 85 29 Fax : 04 67 21 14 09

 

Le château des Archevêques fut à la fin du Moyen Age, une splendide demeure que certains documents n’hésitent pas à qualifier de palais. Entre le XIIe s et le XVe s, son propriétaire, le très riche et très puissant archevêque de Narbonne, (ne possédait-il pas 18 châteaux !), y a procédé à de nombreux aménagements. Cette immense demeure qui s’étendait sur 1500 m2 a hélas subi les outrages du temps. Des quatre tours d’angle de la forteresse philippienne (fin XIIIes.) ne subsiste que celle du nord ouest ainsi que la courtine au Nord et à l’ouest partiellement masquée par des aménagements postérieurs.
Heureusement, ce qui fut la partie la plus prestigieuse du logis, est toujours là pour témoigner de la splendeur passée. Au 1er étage d’une vaste tour rectangulaire couronnée au sud de machicoulis sur arcs et contreforts, se trouve une magnifique salle d’apparat. Elle porte les traces de deux aménagements successifs. Des travaux décidés au début du XIVe s. par Bernard de Fargues, demeurent de grandes baies gothiques et un ensemble de peintures murales où alternent les armoiries de France avec celles du prélat et du chapitre Saint Just de Narbonne.
C’est vraisemblablement Jean d’Harcourt qui a passé commande de l’extraordinaire plafond peint vers 1450. Sur les 160 m2 de la salle, 5 poutres portent un décor de rinceaux, de fleurs, alternant sur l’une d’entre elles avec le blason des d’Harcourt. Toutes portent à leurs extrémités les mâchoires du Léviathan débordant sur les corbeaux. Mais les peintures historiées sont exclusivement réservées aux « bugets » ou closoirs disposés entre les solives. Sur les 203 qui existaient à l’origine, 148 subsistent encore à l’iconographie identifiable. L’ensemble surprend par sa remarquable conservation et l’extrême diversité des thèmes abordés (scènes religieuses et profanes, bestiaire fantastique et réel, seigneurs et gens du peuple…). Si les artistes nous sont inconnus, à coup sûr, un grand maître est passé par là !
Depuis peu, cette salle est ouverte au public. Un éclairage respectueux de cet authentique chef d’oeuvre les met bien en évidence. Un espace d’interprétation explique le château et ses aménagements successifs. Une campagne de restauration est en train de redonner toute sa noblesseà la façade Sud. Pour la financer, la municipalité, propriétaire des lieux a bénéficié de l’aide conjointe de l’Etat, du Département et de la Région. Les journées du patrimoine procéderont à son inauguration ainsi qu’à la mise en service d’un circuit pour utilisateurs de visio-guides grâce au soutien du « Pays Haut Languedoc et Vignobles ».

Fontès

Polyphonies Corses

Samedi 24 juillet - Sarocchi
Concert à 20 h 30

Tarif : 10 €

Fontès

Renseignements
04 67 89 67 81
04 67 25 12 02

 

Le village de Fontès est un ancien castrum bâti sur un promontoire au coeur d’un territoire peuplé dès l’Antiquité puisqu’un trésor de monnaies grecques y a été découvert. Les Gallo-Romains et les Wisigoths ont vécu ici et même si la première mention du village date de 1080, on peut penser que le castrum s’est constitué à la période carolingienne. Ses contours en sont très visibles et, en visitant le village, on passe devant l’ancien château, remanié à la Renaissance, dont on admire les portes jumelées de style Henri II. L’église Saint-Hippolyte, qui présente les caractères de l’art gothique méridional, n’en recèle pas moins deux témoins majeurs de la période romane. Il s’agit de deux culots massifs supportant les retombées de l’arc doubleau de la voûte et sur lesquels sont figurés trois épisodes de la vie du prophète Daniel.
Ces sculptures ainsi que la frise qui orne le chevet sont des remplois. Lorsque l’église paroissiale a dû être agrandie, au XIIIe s., on l’a reconstruite, hors les murs sur un édifice antérieur, prieuré de l’abbaye de Saint-Thibéry.

Saint-Guilhem-le-Désert

Médiéval

Samedi 18 septembre - Dimanche 19 Septembre - Camerata Mediterranea
Conférences et concert

Saint-Guilhem-le-Désert

Renseignements et réservation
Mairie 04 67 57 70 17
Office de Tourisme 04 67 57 44 33

 

En 806 le Comte de Toulouse Guilhem, protecteur du monastère d’Aniane, se retire ”au désert”. Il choisit de s’installer dans une petite dépendance d’Aniane, au piémont de la Montagne Noire, Gellone. Guillaume devient au XIIe s. le héros de la Geste de Guillaume d’Orange, pourfendeur d’infidèles. Le sanctuaire est alors lieu de pèlerinage, sur le chemin de Compostelle et reçoit son nom, Saint-Guilhem-le-Désert. Reconstruite au XIe s. par des maçons peut-être venus de Lombardie, qui édifient aussi le pont voisin sur l’Hérault, l’église abbatiale est une oeuvre du premier art roman en Languedoc.
Sa nef, haute (18 mètres) et élancée, est éclairée par des fenêtres cintrées. L’abside est aussi une prouesse technique, avec sa voûte en cul-de-four, large de 12 mètres. Dans le cloître du XIIe s., la sculpture tient plus de place. Saint-Guilhem est dès le IXe s. un atelier de production de manuscrits enluminés et d’oeuvres littéraires, notamment la Vita de Saint-Guilhem. Le village-rue, avec ses nombreuses maisons romanes, révèle la prospérité du bourg dès le XIIe s.

Saint-Martin-de-Londres

Arménie

Jeudi 5 août - Oshakan
Concert à 21 h

Tarif : 10 €

Saint-Martin-de-Londres

Renseignements
Office de tourisme Vallon de Londres
Maison de pays : 04 67 55 09 59 - 04 67 55 81 11

 

Au nord de Montpellier, dans la vallée située derrière le Pic Saint-Loup, se niche Saint-Martin-de-Londres, l’un des plus beaux villages du Languedoc-Roussillon. Au coeur de ses maisons médiévales, il abrite une ravissante église romane du XIe s. fondée par les moines de l’abbaye de Gellone et dédiée à saint Martin. Autrefois fortifié, le village accueille désormais les visiteurs sur la place ombragée, autour d’une fontaine du XIXe s.
L’église romane de Saint-Martin-de-Londres est l’une des plus jolies de tout le Languedoc-Roussillon.
Construite vraisemblablement au XIe s. par les moines de l’abbaye de Gellone, elle doit son éclat au calcaire blond provenant d’anciens marais asséchés. Comme l’église précédente, elle est dédiée à saint Martin. La nouvelle église est conçue comme un grand reliquaire, devant recevoir un don exceptionnel : un fragment de la Vraie Croix. Elle bénéficie donc d’une construction soignée.
L’église relève du « premier art roman », fréquent dans le diocèse de Maguelone et provenant de Lombardie : bâtie en calcaire blond, elle se caractérise par un soubassement saillant, de petits pilastres plats reliés par des arcatures, une corniche moulurée, soulignée par une frise en dents d’engrenage. Elle est enchâssée dans un claustre bordé de maisons anciennes.
Sur le plan architectural, l’édifice présente des traits originaux : il possède notamment un narthex, appelé gimel comme à Saint-Guilhem-le-Désert, voûté sur croisée d’ogives. Le plan tréflé de l’église est unique en Languedoc. Au niveau de la croisée du transept s’élève une coupole à quinze mètres de hauteur. Le décor sculpté de l’église est rare : les chapiteaux du transept sont ornés de spirales et de feuillages ; ceux du choeur portent des pommes de pins ; un aigle est sculpté au-dessus de l’entrée. La façade de l’autel, préromane, montre un panneau à l’origine polychrome, datant sans doute de la première église. L’église possède une croix du XIIe s. en bois réputée miraculeuse, en raison de la présence du fameux fragment de la Vraie Croix, donné par le sultan de Jérusalemà Charlemagne, qui en fait don ensuite à son cousin Guilhem installé à Gellone. Le porche, ajouté au XIIe s. ou au XIIIe s., possède un beau linteau portant une
statue de saint Martin, à cheval, partageant son manteau pour en donner la moitié à un pauvre. La statue était à l’origine sur la porte de la sacristie, à l’intérieur de l’église. A gauche de la porte se trouve la pierre tombale du quatorzième prieur, surmontée d’un élément préroman provenant peut-être de l’église primitive. Au fil des siècles, l’église subit des modifications. Le cimetière fortifié, autrefois situé sur la place devant le monument, est abandonné en 1782. Le clocher d’origine, une tour carrée massive, de style roman, haute d’environ 25 mètres, est remplacé au XIXe s. Le gimel est transformé en chapelle. L’ouverture du porche est diminuée, devenant simplement une grande porte.

Villeveyrac

Andalousie Flamenco

Jeudi 22 juillet - Calle Cerezo
Concert à 21 h

Tarif : 20 €

Villeveyrac

Renseignements
Téléphone 04 67 78 47 32
Réservation pour les groupes
Téléphone 04 67 78 06 09

 

À la jonction de la plaine littorale et des bas plateaux des Causses, au croisement de l’axe antique de la Via Domitia et des chemins de transhumance, l’abbaye créée en 1138 à l’initiative de Raimond Trencavel est idéalement implantée.
Elle s’affilie très tôt à l’ordre de Citeaux, et atteint une grande prospérité qu’atteste l’entreprise de reconstruction et d’agrandissement des années 1230-1250.
De l’abbaye antérieure ne furent conservés que les bâtiments conventuels (salle des moines, salle capitulaire, bâtiment des convers).
L’église des XIIIe s.-XIVe s. déploie un faste gothique inhabituel dans le Midi. Ses trois vaisseaux, son déambulatoire, ses chapelles rayonnantes rappellent le projet de la cathédrale de Narbonne et les influences « françaises ». Fortifiée lors des troubles de la fin du Moyen Age, l’abbaye de Valmagne a par la suite souffert des guerres de Religion, mais a été heureusement restaurée et embellie depuis le XVIIe s.

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