Causeries sous le figuier

André Bonnery

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ANDRÉ BONNERY 

Docteur d’Etat, diplômé de l’Université de Strasbourg a enseigné à l’IUP de Perpignan. Hormis la publication d’articles dans de nombreuses revues d’histoire et sa participation à des ouvrages spécialisés sur le Moyen Age, il a écrit des livres à succès comme Le Maître de Cabestany (co-auteur, éditions Zodiaque), Jérusalem symboles et représentation dans l’occident médiéval, la Septimanie au regard de l’histoire (édition Loubatière) et surtout son dernier roman historique à succès écrit avec son épouse : Les deux visages de Janus (édition Actes Sud). Le livre L'art roman édité par MSM, dans la collection de Visu, doit paraître au printemps 2009.

Dimanche 17 Mai à 16 h en l’Abbaye de Saint-Papoul - Aude -
Wisigoths Arabes et Francs en Septimanie

Après la bataille de Vouillé, en 507, la province de Narbonne, que les Francs appelleront plus tard Septimanie, devient l’une des six provinces du royaume wisigoth établi en Espagne. La conquête de la Péninsule par les Arabes et les Berbères à partir de 711, se poursuit logiquement par l’annexion de la province Narbonnaise à Al Andalous, a partir de 719. Les nouveaux maîtres en font une Willaya, base de leurs futures expéditions vers l‘Aquitaine et la vallée du Rhône. Les Francs mettent à profit cette occupation par les musulmans pour conquérir enfin cette province Narbonnaise qu’ils convoitaient depuis des siècles. C’est chose faite en 759.
Le VIIIe siècle voit donc s’affronter trois puissances en Septimanie. Quel enjeu représentait-elle pour chacun de ces peuples ? Quelles traces ont laissé les occupations successives ? Ont-elles eu un impact sur le devenir de la province? Telles sont les questions qui pourraient être abordées au cours de la causerie.

Dimanche 2 Août à 16 h 30 au Prieuré de Marcevol à Arboussols - Pyrénées-Orientales -
L’art roman en Roussillon

Avec le XIe siècle apparaît un art nouveau dans les comtés de la future Catalogne du Nord. Auparavant, on bâtissait, on sculptait, on peignait; en fonction de modèles hérités du passé. D’où viennent ces formes et ces techniques nouvelles qui peu à peu s’imposent et se superposent aux manières de faire précédentes? Il est incontestable qu’il y a eu des apports étrangers, mais ils acquièrent ici certains caractères propres au génie local. Le premier art roman trouve même en Catalogne un terrain d’élection qui se révèle particulièrement fécond. Il aboutit à des créations originales qui feront vite école et seront largement imitées. Le second art roman est l’aboutissement logique des recherches opérées par les artistes du siècle précédent. Il s’épanouit dans quelques oeuvres maîtresses, qui font la richesse du patrimoine de ce pays.
La causerie se déroulera en suivant le fils conducteur de l’évolution des formes; depuis leurs origines jusqu’à leur plein aboutissement. Elle s’efforcera en même temps de replacer l’expression artistique dans son contexte politique, économique, social et religieux.

Aymat Catafau

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AYMAT CATAFAU

Maître de conférences d'histoire médiévale à l'Université de Perpignan, membre de l'Association Archéologique des Pyrénées-Orientales et de l'Association Culturelle de Cuxa (organisation des Journées Romanes et publication des Cahiers de Saint-Michel de Cuxa), fait partie du comité scientifique du Réseau Culturel. Outre ses recherches historiques dans les Pyrénées-Orientales en collaboration avec des archéologues, il est auteur et co-auteur d'ouvrages : Les celleres du Roussillon. Une approche de la naissance des villages dans l'ancien diocèse d'Elne (Xe-XVe s.), Vilarnau. Un village du Moyen Age en Roussillon .

Vendredi 3 Juillet à 18h en l’Abbaye de Valmagne - Hérault -
La famille au Moyen Age

Comment se définit elle-même la famille au Moyen Age : parentèle large, lignage aristocratique, famille nucléaire plus classique (père, mère et enfants) ? Cette familiale apparaît comme à géométrie variable selon les époques et selon les milieux. La normalisation des règles du mariage et de l'héritage y modifie la place des femmes et des enfants des deux sexes.


Jeudi 20 Août à 15h30 à Arles sur Tech - Pyrénées-Orientales -
La vie à l’abbaye au temps de Charlemagne

L'organisation de la Marche d'Espagne par les Francs repose sur le réseau des pouvoirs politiques, mais aussi sur le dense maillage des abbayes qui reçoivent d'immenses territoires, des droits de défrichement, et vivent selon la règle de saint Benoît, revivifiée par Benoît d'Aniane, familier de Louis le Pieux. La vie dans ces monastères combine prière, travail et étude, ils sont le ferment de la renaissance carolingienne.

Dimanche 6 septembre à 15h 30 en l’Abbaye de Villelongue à Saint-Martin-le-Viel - Aude -
Chevalerie et amour courtois au Moyen Age

Les idéaux de la chevalerie combattante et de la courtoisie s'opposent dans les comportements comme dans l'art et la littérature. Romans de chevalerie, épopées et chansons de geste mettaient en scène des combattants, fidèles à Dieu et à leur seigneur, forts et violents.
La poésie courtoise exprime un renversement des idéaux et des usages, l'évolution des moeurs vers une société aristocratique policée, adoucie, qui imprègne les représentations ultérieures de l'idéal "chevaleresque".

Paul Bretel

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PAUL BRETEL  

Agrégé de l'Université, Paul Bretel est professeur de Langue et Littérature médiévales à l'Université de Perpignan. Docteur d'État, il a publié dans "La Nouvelle Bibliothèque du Moyen Âge", sa thèse sur Les Ermites et les moines dans la littérature du Moyen Âge , et, également chez champion, une traduction du Jongleur de Notre Dame accompagnée d'amples commentaires littéraires et linguistiques. Il est en outre l'auteur de plusieurs études sur le roman médiéval et sur la littérature édifiante des XII° et XIII° siècles (Contes de la Vie des pères et miracles de la Vierge en particulier, dont il prépare plusieurs traductions).

Dimanche 5 juillet à 16h30 au Prieuré de Serrabona - Pyrénées-Orientales -
La spiritualité dans la littérature du Moyen-Age

Le grand public ne retient guère de la littérature médiévale que les genres "nobles" que sont les grandes chansons de geste et les romans, et, dans une moindre mesure, le théâtre (surtout religieux), ou encore les textes, jugés profanes, et improprement considérés comme populaires, que sont Le Roman de Renart et les fabliaux. Si divers qu'ils soient, ces textes ne sauraient rendre compte de la richesse de la production littéraire du Moyen Age. Face à eux, et parfois en réaction contre eux, apparaît, à partir de la seconde moitié du XIIe siècle, une abondante littérature édifiante, ou littérature "du salut " selon l'expression de M.Zink, inspirée souvent des exemples ascétiques donnés par les pères du désert (comme on le voit dans un grand nombre de conte de La Vie des Pères), ou destinée à promouvoir la dévotion à la "Douce Mère" de Dieu (comme les recueils de miracles de Gautier de Coinci ou d'Adgar). Propres à inspirer l'effroi de l'enfer et à entretenir l'espoir du salut éternel même chez les pécheurs les plus endurcis (pourvu qu'ils se convertissent ou se tournent sincèrement vers Marie), ces textes constituent des documents fondamentaux pour la connaissance de la mentalité et de la spiritualité médiévales.

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