OshakanLes jardins de Paradis d’Arménie
Depuis la haute antiquité le peuple arménien, a continuellement fait les louanges du « Paradis terrestre » par les moyens culturels que sont la littérature, la poésie et la musique. Le Trio Oshakan à la manière des miniaturistes vous invite à un voyage musical dans ces jardins de Paradis d’Arménie, à travers la poésie mystique et lyrique du moine et savant du Xe s. Grégoire de Narek, de l’auteur Grigoris Akhtamartsi au XVIe s. décrivant avec tristesse l’instant où son âme, comparée à un jardin, quittera ce monde et de Naghach Hovnatan et Sayat Nova, fondateurs de l’art des achoughs (troubadours arméniens) du XVIIe s. et XVIIIe s., louant la beauté, l’amour et les plaisirs paradisiaques du jardin d’Eden. …de Komitas enfin, avec ses mélodies aux inflexions délicates et précises, ses rythmes souples et vivants, grisant l’âme par la douceur, dont l’oeuvre a contribué au renouveau de la musique arménienne, nourrissant le sentiment national arménien dont elle est une des expressions les plus authentiques et identitaires. De plus, tout comme Komitas à son époque qui a pensé à une polyphonie de la musique arménienne (et non à une harmonisation), la musique du Trio Oshakan s’engage vers une modernité de ces musiques ancestrales en les colorisant. Cette couleur est le regard porté sur elles. Sans entrer dans un conflit inutile entre tradition et modernité, la clef de cette modernité réside dans le rendu d’une ambiance, d’une atmosphère impalpable, comme lorsque l’on regarde une miniature. Soyons francs, combien parmi nous ont déjà tenu entre leurs mains un parchemin ou un livre d’enluminures ? Tout cela est préservé dans un musée, sous verre ! Est-ce le rôle de la polyphonie ou de l’harmonisation de protéger une monodie ? Gérard Der Haroutiounian (juin 2009) |
Mercredi 4 août à 20 h 45 - Eglise Saint-Flour - Le Pompidou - Lozère - |
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